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mardi 29 octobre 2013

BELHARRA VS SURFEURS

Stéphane Iralour ;  Photo : Cazenave
Aux premières heures du matin la foule était nombreuse sur la Corniche d’Urrugne pour assister au réveil du monstre des mers : La Belharra. 

La forte dépression qui secouait nos côtes avait rendu les conditions climatiques optimales pour le passage de la vague géante.
Certes, elle n’était pas au mieux de sa forme, les conditions n’étaient pas les meilleurs et il y avait du vent, mais les vagues ont tout de même atteint les 10m de hauteur. 

Dans l’eau, au line-up, les surfeurs expérimentés de la Belharra Stéphane Iralour, Alain
Riou, Peyo Lizarazu et Eric Rougé accueillaient à leurs côtés la nouvelle génération des Big Waves Riders : Mathieu Crepel, champion du monde de snowboard, Pierre Rollet, jeune angloy de 19 ans surdoué et Justine Dupont, qui du haut de ses jeunes 22 ans est la première femme à avoir surfé la Belharra. Tous étaient prêts à en découdre avec le monstre des mers basques. Les anciens comme les petits nouveaux se sont tour à tour lancés pour affronter les immenses vagues de 10 à 12 mètres de haut. 

Justine Dupont,  livre ses impressions au Magazine Surf Session après son défi remporté : « À Belharra, le plus impressionnant, c’est cette vague qui n’en finit pas, cette impression de descendre une pente interminable. Et aussi le bruit, la puissance sourde de l’océan, cette eau qui bouge, le côté massif de l’endroit… »
Justine Dupont en plein ride ; Photo : Bastien Bonnarme

Tous sont des professionnels du surf et surtout du surf de grosses vagues. Pour défier ces mastodontes, nos valeureux surfeurs sont alors tractés par des scooters des mers qui les déposent au creux de la vague.Ils doivent suivre tout de même une préparation spécifique et surtout s’entraîner à ne pas paniquer s’ils tombent à l’eau et sont pris par la houle. Suite à une chute lors de la session d’hier, Peyo Lizarazu donne son secret pour rester calme une fois sous l’eau dans le journal Sud-Ouest : « un sophrologue m’a conseillé d’imaginer que je faisais un gâteau : je mets les œufs, je rajoute la farine... et cela me permet de passer le temps… ».

La session d'hier s'est déroulée sans encombres majeurs et c'est tant mieux. Que ce spot reste le plus longtemps possible un spot de plaisir autour du surf extrême et des sensations.

En attendant, la nouvelle génération était bien présente et a su montrer qu’elle était prête à reprendre le flambeau pour affronter les prochaines apparitions de la Belharra.

A découvrir la vidéo de la session du 28 octobre 2013 filmée des hauteurs des falaises de la Corniche d’Urrugne :



Retrouvez l’intégrale de l’interview de Justine Dupont : http://www.surfsession.com/2013/10/29/justine-dupont-premiere-surfeuse-a-belharra/
L’article du journal Sud Ouest :
http://www.sudouest.fr/2013/10/29/et-belharra-s-est-levee-1213780-4018.php

mercredi 15 mai 2013

LE FROMAGE NOUVEAU EST ARRIVE...


Arrivé tout au bout du chemin de Gazteluberri se trouve l’exploitation d’élevage de brebis de la famille Zozaya. Pantxika et Xabi vous accueillent directement chez eux dans une magnifique maison traditionnelle basque et vous parlent de leur métier.

Pourriez-vous m’expliquer un peu votre travail à la ferme ?
Nous possédons un troupeau de 150 brebis de race manex à tête rousse qui servent donc à faire du fromage de brebis : ardi gasna. Notre premier travail est de sortir les brebis tous les jours.

Après, notre activité à la ferme change en fonction des périodes dans l’année. Il y a la période des naissances, celle de la traite et celle des champs. Nous nous adaptons au cycle de vie du troupeau.


Parlez-nous un peu plus de ces différentes périodes de l’année ?
Les agneaux vont naître vers les mois d’octobre et novembre. A partir de là, ils vont rester avec leur mère à téter le lait pendant 40 jours. Une fois, ce délai écoulé, ils seront vendus pour leur viande. Nous ne gardons qu’une cinquantaine d’agneaux pour renouveler le troupeau au fil du temps.

Une fois les agneaux partis, il est de nouveau possible de pratiquer la traite des brebis. Nous le faisons deux fois par jour : une fois le matin et une fois le soir. Il faut faire très attention à toujours traire les brebis à heures régulières sinon elles pourraient être perturbées. Après, elles prennent des habitudes et vous savez ce sont des animaux très sensibles.

Nous pratiquons la traite jusqu’à la mi-juin.


A partir de juin vous êtes donc en vacances ?
Les brebis oui mais pas nous, puisque débute la période du travail dans les champs avec les fougères et les foins… Les brebis sont aussi dans les champs mais avec les béliers afin d’être fécondées. 
Nous avons 9 béliers et nous faisons très attention quand nous gardons un agneau mâle à ce qu’il n’ait pas la maladie de la tremblante. Pour cela, nous lui faisons subir des tests sanguins.

Et donc à quel moment de l’année vous élaborez le fromage ?
Pendant la période de la traite. Derrière la maison, nous avons construit un laboratoire dans lequel nous fabriquons le fromage de brebis tous les deux jours.

Quelles sont les principales étapes de la fabrication du fromage ?
D’une manière assez simplifiée, nous faisons monter le lait en température à 30°, ensuite nous rajoutons de la présure pour le faire coaguler. Une fois cette étape terminée, il faut décailler le lait c’est-à-dire le couper en petits morceaux pour ensuite l’insérer dans un moule spécial avant de le mettre pour finir sous presse.

Il faut compter 3 mois d’affinage avant d’avoir un fromage fini.

Donc à partir de maintenant, nous commençons à vendre le nouveau fromage 2012 – 2013.


Vous souhaitez rajouter quelquechose ?

Vous pourrez nous retrouver cet été sur les marchés d’Urrugne mais il est également possible de venir directement à la ferme nous rencontrer.


lundi 17 décembre 2012

+ DE 2 MILLIONS DE PALOMBES



2012 se révèle être un très bon cru pour le passage des palombes sur les cols basques.

Les chiffres sont tombés. Le GIFS, Groupe d’Investigations sur la Faune Sauvage, a donné les résultats du comptage des palombes sur les 4 postes d’observation du département : Urrugne, Banca, Arnéguy et Sare.
2 201 631 palombes ont ainsi été comptabilisées sur la période du 15 octobre au 11 novembre 2012, ce qui fait que 2012 est la meilleure saison depuis 1999.
Les temps forts de cette migration, ou également appelé "rush migratoire" s'est déroulé sur 9 jours : les 22, 23 et 24 octobre avec 693 693 palombes ; les 28, 29, 30 et 31 octobre avec 774 097 palombes et les 7 et 8 novembre avec 583 531 palombes.

Le GIFS mène également un programme de suivi de palombes. Une dizaine d’oiseaux sont ainsi équipés de balises Argos ce qui permet de les suivre et d'en apprendre davantage sur leur migration. Certaines ont ainsi passé l’été en Pologne, Hongrie, Biélorussie, Finlande et Allemagne. Pour 2012, aucun de ces oiseaux n’a franchi les Pyrénées puisque 4 sont dans le Cher, le Var, la Dordogne et l’Aisne. A noter, ainsi que les hivernages se font davantage au Nord.